
Le lundi 27 avril, les membres du Club Richelieu de Montmagny ont accueilli madame Caroline Lévesque pour une conférence aussi touchante qu’essentielle, intitulée « Le radon, ce tueur silencieux ». Devant un auditoire attentif, la conférencière a livré un témoignage personnel bouleversant, tout en sensibilisant le public à un enjeu de santé publique encore trop méconnu.
Madame Lévesque a raconté le drame qui a marqué sa vie : le décès de son conjoint, Éric Trépanier. Chez lui, la maladie a été découverte presque par hasard, alors qu’un cancer du poumon de stade 4, déjà inopérable, avait progressé sans symptômes apparents. Quelques semaines seulement après le diagnostic, soit le vendredi 30 janvier, Éric s’est éteint. Selon toute vraisemblance, une exposition prolongée à des concentrations élevées de radon dans sa résidence aurait contribué à cette issue tragique.
Des mesures effectuées dans la maison familiale ont révélé des taux alarmants : 881 Bq/m³ au sous-sol, 532 Bq/m³ dans la chambre et 628 Bq/m³ dans le salon, bien au-delà de la ligne directrice canadienne fixée à 200 Bq/m³. Ces chiffres illustrent concrètement le danger que représente ce gaz invisible, inodore et radioactif.
Madame Lévesque a rappelé que le radon est responsable d’environ 3 200 décès par année au Canada et constitue la première cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs. Son message était clair : le radon est un danger réel, mais il est possible d’agir.
Elle a insisté sur trois éléments fondamentaux : d’abord, l’importance de mesurer la concentration de radon dans son domicile à l’aide de détecteurs accessibles et faciles à utiliser; ensuite, les moyens de prévention, comme l’amélioration de la ventilation ou l’installation de systèmes de dépressurisation; enfin, des gestes simples comme l’ouverture des fenêtres en été, qui peut contribuer à réduire temporairement les concentrations.
En conclusion, madame Lévesque a lancé un appel à la vigilance et à la prévention, soulignant qu’un simple test peut littéralement sauver des vies. Sa conférence, empreinte d’émotion et de rigueur, a profondément marqué les membres du Club Richelieu, qui sont repartis mieux informés — et sans doute plus conscients de l’importance d’agir face à ce « tueur silencieux ».
Sur la photo : Madame Caroline Lévesque et Karl Langlois, président du Club
Photo prise par André Corriveau
